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Millésimes - commentaires

MILLÉSIME 2016

De petits raisins pour de grands vins


Ce millésime est surprenant. Caractérisé par un été sans eau, il a engendré de toutes petites baies, en particulier sur les sols les plus maigres (schistes). Malgré ces conditions extrêmes, les vins sont chez nous équilibrés, souples et riches avec une belle fraicheur.

Le millésime 2016 à Saint-Chinian a présenté un déficit hydrique très important et particulièrement dans les périodes clefs.
L’automne et l’hiver n’ont pas fourni l’eau nécessaire à la reconstitution des réserves dans les sols avec un déficit de l’ordre de 50 %.
Au printemps, le moi de mai a été inhabituellement pluvieux et frais. Cette eau a certes été utile à la pousse de la vigne mais n’a pas permis de reconstituer des réserves en eau. Ce temps engendré de la coulure (problèmes de fécondation des raisins) sur les grenaches qui y sont très sensibles et s’est traduit pour les vendanges par des pertes de récoltes significatives.
L’été a été extrêmement sec (proche de 1981 et 2001) et assez chaud. De ce fait, les baies ont peu grossi puis en fin de saison les jeunes vignes (pas encore profondément enracinées) et les vignes plantées sur des sols plus maigres ont souffert de stress hydrique ralentissant leur maturation.
Ces conditions climatiques extrêmes se sont traduites de différentes manières :
- Une récolte faible pour le grenache.
- Une récolte faible sur les jeunes vignes.
- Une récolte faible sur les vignes plantées sur les sols de schistes.
- Une matière première très belle. Des couleurs intenses et une extraction très facile favorisant une conduite en douceur des vinifications.

Cette récolte, la plus faible en quantité depuis 2009 chez nous (soit un peu plus de 20 hl/ha), a heureusement engendré dans la cave des vins très prometteurs d’après les premières dégustations.
- Les vins blancs sont frais mais avec beaucoup de gras et une belle expression aromatique. Cela devrait se confirmer pendant l’hiver.
- Les rouges sont très ronds et plaisants avec une expression aromatique orientée vers les fruits noirs et les épices.

Saint-Chinian, le 12 novembre 2016


MILLÉSIME 2015

Un beau millésime, équilibré et expressif

Ce millésime, très réussi au final, n’a pas été de tout repos et fut sauvé puis transcendé par les conditions météorologiques des mois d’août et septembre.

Après un mois de novembre 2014 pluvieux, avec en particulier un épisode méditerranéen ayant permis de refaire des réserves en eau, l’hiver a été déficitaire en pluie.
Ensuite, les mois de mai et surtout juin et juillet ont été très chauds et secs. La situation devenait préoccupante. Sur certains terroirs, en particuliers de schistes, le stress hydrique était important.
Heureusement les pluies sont arrivées en août (excédentaire par rapport à la normale) associées à des températures raisonnables. Elles ont permis à la maturation de se réaliser correctement.
Les conditions sont restées favorables en septembre avec des pluies faibles et des températures plus fraîches que la normale.
Tout cela a rendu ce millésime moins précoce que ne le laissait penser une floraison et surtout une véraison historiquement précoce (environ 15 j d’avance).
Il est à noter que sur la période végétative (avril à septembre), les pluies ont été déficitaires de 10 à 20 % alors que les températures étaient supérieures à la normale de 15 % (dans les plus chauds des 10 dernières années)

D’autres éléments climatiques ont eu une influence majeure sur la qualité des raisins récoltés. En effet, août et septembre ont connu des amplitudes thermiques importantes avec des nuits fraiches. Ceci favorise l’expression aromatique des vins ainsi que leur couleur.
Ce contexte météorologique a finalement permis de récolter de beaux raisins dans la mesure où le travail dans le vignoble avais permis de conserver un bon état sanitaire (le travail du vigneron aura pu faire la différence). Les vendanges ont été moins précoces que prévues et il a été nécessaire d’attendre un peu plus que prévu pour obtenir une maturité optimale. 

Chez nous, au domaine La Madura, les blancs (sauvignon et piquepoul) ont été récoltés entre le 27 et le 31 août afin de conserver suffisamment de fraîcheur. Les rouges ont eux été récoltés à partir du 15 septembre pour les grenache et syrah puis les carignan et mourvèdre l’ont été assez vite derrière pour terminer le 30 septembre. Il est à noter que les cépages tardifs (carignan et mourvèdre) sont arrivés à maturité rapidement et leur qualité est remarquable.
Après les premières dégustations des vins nous avons confirmation des nos impressions des vendanges.

Les blancs sont expressifs et bien équilibrés.
Les rouges sont déjà plaisants au nez avec des structures riches et élégantes pour des vins si jeunes.

Nous attendons maintenant de gouter ces vins après l’hiver pour préciser un peu plus le profil du millésime mais leur qualité ne fait pas de doute.
 

Saint-Chinian, le 04 décembre 2015 


MILLÉSIME 2014

2014, un millésime hors normes

Ce millésime se caractérise par trois grandes périodes très contrastées et aux conditions climatiques atypiques : 

Pendant l’hiver et le printemps, la pluviométrie est très déficitaire. Durant l’hiver le déficit est de l’ordre de 50 % ne permettant pas de reconstituer les réserves d’autant plus que l’automne était aussi déficitaire, c’est très inquiétant. Et ceci d’autant plus que les températures pendant l’hiver et le printemps sont très douces favorisant une avance de la végétation de l’ordre de 15 jours à 3 semaines par rapport à la normale. S’ajoute à cela le fait que l’évapotranspiration constatée pendant ce printemps est la plus importante de ces 35 dernières années, faisant craindre le pire quant à la croissance de la vigne et au développement des grappes.
L’été est heureusement salvateur d’une part grâce à des températures plus fraîches : Le bilan thermique de l’été est proche de celui du printemps alors que généralement il est supérieur de 25 %. D’autre part, la pluviométrie est normale en quantité et efficace car fractionnée. Cela lui permet d’être disponible pour la vigne qui ainsi pourra passer ce cap malgré des réserves au plus bas.
Le début du mois de septembre est chaud et sec, facteur très bénéfique pour la maturation des raisins. De plus les nuits sont fraîches, tout comme en août, c’est un paramètre très favorable à la couleur des jus ainsi qu’à leur expression aromatique.
A St-Chinian les pluies de la deuxième quinzaine ont été limitées (alors que de gros orages tombaient plus à l’Est) ne contrariant pas la fin des vendanges. Nous avons pu ainsi récolter les raisins dans des conditions optimales.

Au cours de ce millésime en trois actes, où nous sommes passés de la grande inquiétude au soulagement, nous avons finalement pu tirer le rideau rassurés après des vinifications sans soucis. Les vins se révèlent aujourd’hui tout en équilibre et en élégance. 

Pour les blancs, le sauvignon puis le piquepoul ont été récoltés les 2 et 3 septembre. Les vins présentent déjà du gras et des arômes assez présents mais en finesse, ce qui n’est pas toujours le cas à ce stade de l’élevage. Ils nous semblent prometteurs et devraient nous livrer un peu plus de leur potentiel pendant l’hiver. 

Les vendanges de rouge ont débuté le 12 septembre avec les syrah sur schistes pour se terminer le 26 avec des mourvèdres sur grès et argilo-calcaires. Nous avons cueilli de beaux raisins très sains et de taille limitée qui nous donnent aujourd’hui des vins tout en élégance tant au niveau des arômes que de la structure et de l’équilibre. L’élevage ne devrait qu’affiner leur expression. 

Saint-Chinian, le 22 novembre 2014 


MILLÉSIME 2013

Des conditions météorologiques d’autrefois
pour un résultat au très bel avenir. 


Petit préambules sur des contions météorologiques très particulières.
Ce millésime est caractérisé par des conditions météorologiques que nous n’avions pas vues depuis très longtemps (pour les plus vieux). Tout d’abord l’hiver à partir de janvier a été froid, entrainant un retard de la végétation. Le mois de mars a lui aussi été frais mais surtout très pluvieux (environ 3 fois plus que la moyenne). Ensuite, avril a été assez frais, mais c’est surtout mai qui a été le mois de mai le plus froid depuis 1950 entrainant un retard physiologique de 15 jours environ.
Les mois de juillet et août bien que chaud n’ont pas pu combler ce retard.
En résumé le bilan climatique 2013 se caractérise par :
- Une pluviométrie légèrement déficitaire sur le millésime mais 66 % des pluies ont été efficientes car tombées en période végétative et ont ainsi permis d’avoir des réserves hydriques suffisantes pour l’été.
- Le bilan thermique printanier est le plus froid depuis 20 ans ce qui explique le retard végétatif du millésime.
Ce bilan météorologique est préoccupant pour les vignerons qui se méfient toujours des millésimes tardifs. Heureusement, les conditions estivales puis le mois de septembre sec et venté, ont permis aux raisins de mûrir dans de bonnes conditions avec en prime des nuits fraîches, en particulier au mois de septembre, pendant la maturation, ce qui est très favorable à la synthèse d’anthocyanes (couleur) et d’arômes.

Les vendanges et les vins.
Préoccupés par des vendanges tardives, les choses se sont finalement passées dans de bonnes conditions pour nous. Il est évident que pour les cépages ou les terroirs tardifs le travail du vigneron favorisant l’aération de la vendange et du feuillage ainsi que des rendements raisonnables ont été des paramètres particulièrement décisifs pour la qualité cette année.

En ce qui nous concerne, nous avons vendangé avec environ 10 j de retard par rapport à la moyenne.
Le blanc - sauvignon et cette année un peu de piquepoul - ont été récoltés les 12 et 13 septembre. Les raisins étaient très jolis, mûrs sans être dorés ce qui est préjudiciable aux arômes et avec un bel équilibre sucre/acidité. Tout ceci est prometteur mais, bien que les fermentations soient terminées, il est encore tôt pour avoir une idée plus précise du résultat.
Pour ce qui est des rouges. Nous avons récolté les syrah à partir du 30 septembre (du jamais vu pour nous), elles étaient magnifiques avec une très belle maturité phénolique et des acidités bien préservées. Les grenaches étaient aussi particulièrement beaux mais malheureusement rares (moitié récolte) du fait de beaucoup de coulure (problèmes de fécondation pendant la floraison).
La surprise est venue des cépages tardifs (carignan et mourvèdre) pour lesquels nous étions plus inquiets. Nous savions que les travaux en vert (épamprage, palissage et effeuillage) que nous poussons à l’extrême allaient nous aider à attendre la maturité. Il se trouve que sur ces cépages, celle-ci était moins en retard. Cela nous a permis de récolter de beaux carignan et de très beaux mourvèdre. Cela s’est terminé le 12 octobre, il est donc encore un peu tôt pour parler des vins qui en sont issus même si nous ne sommes pas inquiets.
Pour ce qui est des syrah et des grenaches dont la fermentation alcoolique est terminée, ils se dégustent très bien, tellement bien qu’on aurait envie de les boire.
En résumé, ce millésime nous aura bien compliqué la vie dans la vigne au printemps, nous aura fait inquiéter et attendre mais le résultat devrait nous faire vite oublier tout cela. Nous devons d’autant plus l’apprécier que d’autres n’ont pas eu cette chance. Le climat méditerranéen a bien des avantages.

  

Saint-Chinian, le 19 octobre 2013. 


Millésime 2012

2012: Une climatologie inhabituelle et favorable a l'obtention d'un millésime riche et flatteur pour ceux qui ont su le maitriser.

 

En 2012, la climatologie a été marquée par un hiver hors normes. D'une part, il a été exceptionnellement sec avec un déficit en eau historique (jamais vu depuis qu'existent les relevés pluviométriques). D'autre part, le mois de février a été particulièrement froid (pas vu depuis 1985) en début de mois pour ensuite être très chaud en fin de mois.
Heureusement, par la suite, la pluviométrie est revenue à la normale et bien répartie sur la période végétative, à l'exception d'un léger stress hydrique début août, associé à des températures très élevées. Des orages sont arrivés juste au bon moment, fin août, pour assurer une fin de saison plus sereine.


Tout au long du cycle végétatif, les températures ont été supérieures à la moyenne (+10%) avec en particulier un début de mois d'août très chaud.
Ces conditions climatiques ont été favorables à l'obtention d'une récolte de qualité.

Au niveau phytosanitaire, l'année à été plus compliquée qu'à l'habitude. La pression d'oïdium a été importante tout au long du cycle. La pression de mildiou à, quand à elle, augmentée en cours de saison pour atteindre des pics en été avec une présence importante de mildiou mosaïque à contenir.

Pour ce qui concerne La Madura, nous avons grâce à la prophylaxie (toujours beaucoup de travaux en vert) réussi à obtenir un bon état sanitaire avec 2 traitements anti-oïdium (3pour le carignan). Pour le mildiou, que généralement nous ne traitons pas, nous avons du faire un traitement de couverture sur le feuillage, fin juillet, contre le mildiou mosaïque.

Après cette saison intense, les vendanges se sont déroulées sereinement avec de beaux raisins et un temps clément.
Les blancs ont été récoltés les 4 et 5 septembre. Nous n'avons ensuite débuté les rouges que le 20 septembre avec les syrah sur schistes pour terminer le 8 octobre avec les mourvèdre qui ont nécessité une attente plus importante pour atteindre une parfaite maturité phénolique (c'est là que le travail du vigneron a son importance). Nous n'avions pas terminé les vendanges si tard depuis 2004.

Les décuvages étant terminés depuis cette semaine, nous pouvons faire un premier bilan.
En blanc, les vins sont aujourd'hui très flatteurs, expressifs et frais avec une belle rondeur. Les rendements ont pour nous été bons avec 41 hl/ha.
Pour les rouges, il est encore tôt pour avoir un jugement définitif mais d'ores et déjà ils montrent de belles structures avec des tannins très souples. Au nez, ils sont déjà assez expressifs, typés et fruités. En rouge le rendement est de 29 hl/ha à peu près dans la norme chez nous.

En résumé, tout cela laisse présager d'un beau millésime 2012. Cela ne sera certainement pas le cas dans toutes les régions. De ce fait, nous espérons que les prescripteurs sauront intégrer le fait que nous n'avons pas eu le même climat que dans d'autres régions. En effet, l'amalgame entre les régions sur la qualité d'un millésime est malheureusement très fréquent. Il nous est rarement favorable car nous avons la chance d'avoir un climat généralement plus clément et de ce fait moins sujet aux fluctuations d'un millésime à l'autre. À bon entendeur...

 

Saint-Chinian, le 10 novembre 2012.


Millésime 2011


Un climat globalement chaud et assez sec (en Languedoc) à l’origine de vins très harmonieux.

Après un début d’hiver très doux, le mois de décembre puis fin janvier et début février ont été particulièrement froids. Par la suite est arrivé un mois de mars particulièrement pluvieux permettant de démarrer la saison avec des réserves hydriques importantes.
Les mois d’avril et mai, avec des températures élevées et un temps sec, ont favorisé une avance importante de la végétation. La floraison présentait alors une avance de 14 jours par rapport à la moyenne.
Le mois de juillet ainsi que le début août ont eux été plus froids que la normale ce qui s’est traduit par une diminution de la précocité qu’avait la végétation pour se réduire à 5 jours d’avance environ.
La fin du mois d’août et le mois de septembre ont en revanche été chauds. Quelques petites averses pendant l’été ont permis néanmoins à la végétation de ne pas en souffrir.
Il est à noter que pendant la période végétative les températures ont été supérieures à la moyenne de 1°C avec une pluviométrie qui a été déficitaire. Heureusement, les réserves dues aux pluies du mois de mars ont permis un bon déroulement du cycle végétatif.
Dans ces conditions, les vendanges se sont passées très sereinement même si les températures équivalentes à celles d’un mois d’août ont nécessité un aménagement des horaires pour le respect de la condition physique des vendangeurs ainsi que pour rentrer en cave des raisins à des températures raisonnables.
Il est aussi à noter qu’après deux années de très faible production, les rendements redeviennent plus normaux. Ce qui veut dire chez nous un rendement moyen tous cépages confondus de 32 hl/ha environ.
Des premières dégustations se dégagent d’ores et déjà une bonne impression du millésime.
Les vins présentent tous une belle fraîcheur. Les blancs montrent beaucoup de densité et de volume avec des arômes élégants et déjà bien fondus. Cela devra être confirmé à l’arrivée de l’hiver. Pour les rouges, la structure est dès à présent très veloutée alliée à une concentration importante. Les arômes sont aussi le reflet d’une maturité importante, avec des notes de fruits noirs et d’épices en dominante. Là aussi, un peu de temps permettra de préciser ces premières impressions.
En résumé, les 2011 se présentent aujourd’hui de façon très harmonieuse et donc prometteuse.

 

Saint-Chinian, le 3 novembre 2011

 


Millésime 2010


Un millésime concentré mais toutefois frais

Une fin d’hiver froide est à l’origine d’un millésime un peu plus tardif que les précédents (vendanges débutées le 20 septembre mais terminées le 1er octobre). Après un hiver déficitaire en pluviométrie, le printemps a été pluvieux permettant ainsi de refaire quelques réserves qui se sont avérées bien utiles par la suite. En effet, l’été a été extrêmement sec, les traditionnels orages de mi-juillet et mi-août ne sont pas arrivés et à la veille des vendanges certaines vignes (les syrah essentiellement) présentaient quelques signes de manque d’eau. Ceci s’est traduit par des baies de petite tailles et très concentrées. Cela s’est conjugué avec une petite sortie de raisins. De surcroit, les mois d’été, tout comme le mois d’avril, ont été plus chauds que la moyenne.
Tous ces éléments se traduisent en termes de rendement par une petite récolte (24 hl/ha estimés à ce jour) bien que légèrement supérieure à celle de l’an dernier (20 hl/ha). Bref des rendements économiquement non viables à nos prix de vente.
Pour ce qui est de la qualité - le plus important - une maturité phénolique parfaite associée à la concentration donne de très beaux vins, riches et colorés avec de bons équilibres. En effet l’acidité est aussi au rendez-vous. Les nuits fraîches qui ont précédé la récolte ont été particulièrement favorables aux expressions fruitées.
Il est à noter que dans un millésime de ce type, la qualité des terroirs (en particulier les situations de coteaux) et un travail qui favorise un bon enracinement de la vigne alliés à des rendements raisonnables ont constitué des éléments déterminants pour une bonne maturation des baies et un équilibre des vins.
Il reste maintenant à suivre l’évolution des vins et confirmer ces premières observations avec l’arrivée des premiers froids.

 

Saint-Chinian, le 18 octobre 2010


 

Millésime 2009


2009, année chaude et sèche mais aussi favorable à l’expression aromatique pour des vins concentrés.

L’hiver 2009 présente des températures proches des normales avec un déficit en eau qui ne permet pas de constituer des réserves importantes dans les sols.
Le mois d’avril est extrêmement humide, la pluviométrie est doublée en comparaison d’une année normale et une hygrométrie importante est favorable à un développement rapide de la vigne mais aussi des maladies cryptogamiques.
Par la suite, le climat se montre très sec et chaud. Le mois de mai est le plus chaud depuis 50 ans et le mois d’août est le plus chaud connu après celui de 2003, avec des températures souvent supérieures à 35 °C tout au long du mois. Sur l’ensemble de la période avril à septembre, la température moyenne est de 19,6 °C, soit 1,5 ° de plus que la moyenne.
Un autre élément important et caractéristique de ce millésime provient de la fraîcheur des nuits pendant la période de maturation. C’est un élément très favorable à l’expression aromatique et au potentiel phénolique des vins (couleur et tanins). La fraîcheur nocturne a été présente en août et septembre et de façon plus marquée mi-septembre.
Pour la fin de la maturation, un stress hydrique est apparu sur les parcelles les plus sensibles.
On peut ainsi constater que les conditions climatiques du millésime 2009 ont offert un potentiel qualitatif exceptionnel pour ceux qui ont su dans un premier temps gérer la forte humidité du mois d’avril et dont les rendements raisonnables alliés à un bon enracinement des vignes ont permis de ne pas souffrir du stress hydrique qui a pu survenir en fin de maturation. L’influence des cépages, portes greffes et types de sols ont aussi induit des disparités. Globalement les rendements ont été bas, les baies n’ayant pas pu beaucoup grossir.
Les vendanges ont été précoces et se sont déroulées dans des conditions idéales d’un point de vue climatique.
Pour ce qui concerne La Madura, nous sommes à ce jour très satisfaits de la qualité du millésime. Les blancs récoltés les 26 et 27 août sont frais, à ce stade les arômes sont moins puissants que d’habitude et plus dans la l’élégance. Concernant les vins rouges vendangés entre le 10 et le 25 septembre, le millésime est rond, gourmand et en même temps concentré. Le seul bémol provient de rendements encore plus faibles que d’habitude et équivalent à ceux de 2003 (21 hl/ha en rouge cette année).


Saint-Chinian, le 5 février 2010


Millésime 2008


2008 : Un beau millésime, très flatteur de surcroît.

L’hiver 2007/2008 a été particulièrement doux et sec, ne permettant pas de reconstituer les réserves hydriques des sols. Est ensuite arrivé le mois de mai avec une pluviométrie et une hygrométrie très importante qui ont induit une très forte pression phytosanitaire.

Par la suite, l’été a été globalement assez frais avec peu de pluies mais toutefois une hygrométrie supérieure à la normale.
Il est à noter que les conditions météorologiques pendant la période de maturation ont été exceptionnelles sur le plan des amplitudes thermiques et en particulier pour ce qui concerne la fraîcheur des nuits (records battus; températures nocturnes équivalentes à celles d’un mois de novembre). Ceci est très intéressant car on sait que ces paramètres ont une influence importante sur l’expression aromatique des raisins et sur la synthèse d’anthocyanes (couleur).

Ce millésime, bien qu’un peu tardif (une dizaine de jours) et délicat au niveau phytosanitaire s’avère être très bon.
Les conditions climatiques pendant la phase de maturation (août, septembre) ont permis d’obtenir des baies d’une taille normale avec une bonne maturité phénolique, une couleur importante et surtout une très belle expression aromatique.

Les premières dégustations confirment nettement la qualité du millésime 2008, d’une part au niveau de l’équilibre et de la qualité des tannins, mais particulièrement pour ce qui concerne leur expression aromatique, déjà très flatteuse dans les premiers mois d’élevage.


Saint-Chinian, le 3 février 2009


Millésime 2007


2007, Enfin un grand millésime en 7 ! (dans le Languedoc)

Ce millésime a été particulièrement atypique et contrasté sur le plan météorologique.
L’hiver a été très sec et doux puis a été suivi d’un printemps exceptionnellement chaud et assez humide en avril et mai. Ces conditions se sont traduites par un débourrement extrêmement précoce puis une pousse de la végétation très rapide. Se sont greffés à ce temps des épisodes de tramontane violente qui ont, sur certaines parcelles, occasionné un casse importante et donc des pertes de récolte (essentiellement sur le blanc, chez nous).
Par la suite l’été a vu le climat s’inverser en devenant très sec (contrairement au reste de la France) et frais pour la saison. Ceci s’est traduit par un ralentissement de la croissance bienvenu pour échapper à des vendanges qui s’annonçaient historiquement précoces. Ce temps a aussi garanti un état sanitaire parfait.

Globalement, on constate que 2007 est le millésime le plus sec depuis 2000 avec un bilan thermique proche de celui de 2001 et 2005 (des comparaisons intéressantes !).
Une autre particularité de ce millésime est la fraîcheur des nuits, élément qui est très favorable à la synthèse des polyphénols (couleur et tanins) ainsi qu’à celle des arômes.
Dans la cave, les vins confirment clairement ces observations.

Sur le plan viticole, 2007 a aussi été une année intéressante pour ceux qui veulent limiter ne nombre de traitements. En prenant quelques risques calculés au printemps, nous ne sommes pas intervenus pour traiter le mildiou. Le vent a pour parti assuré le travail. Les travaux en vert (épamprage, palissage très soigné, effeuillage) ont aussi beaucoup participé à la prévention. Pour ce qui est de l’oïdium, deux traitement on suffi. Seul les carignan ont eu droit à un poudrage (soufre) supplémentaire. Difficile de faire mieux.

Cette année fut aussi celle du binôme terroir-vigneron. En effet, les parcelles qui permettent un enracinement en profondeur pour accéder à une source d’eau - donc essentiellement les coteaux - n’ont pas ou peu subi de stress hydrique. Ceci dans la mesure où les sols sont travaillés de façon à favoriser une installation des racines en profondeur (labour, enherbement hivernal etc..). Nous constatons d’ailleurs chez nous des rendements comparables à ceux des années précédentes (en dehors de la casse liée au vent).

Dans un tel contexte, nous avons pu vendanger sereinement au fur et à mesure de la maturité des raisins. Cela s’est fait assez rapidement car les cépages tardifs (carignan et mourvèdre) étaient plus précoces que d’habitude par rapport à la syrah et au grenache.
Le blanc a été récolté les 30 et 31 août alors que les vendanges des rouges ont été réalisées entre le 12 et le 27 septembre.

La qualité de ce millésime 2007 est déjà étonnamment convaincante alors que les fermentations malolactiques sont tout juste terminées.
Les vins blancs sont riches et concentrés avec une jolie fraîcheur et des arômes élégants. Leur gros défaut : une faible quantité résultat d’une floraison peu généreuse puis d’une casse importante due au vent.
Les rouges quant à eux se montrent bien ronds, colorés et concentrés tout en restant frais et harmonieux. Les arômes sont fins et complexes avec en particulier des notes fumées et de fruits murs. Ces premières dégustations nous rappellent l’expression des 2001 à cette époque.

 

St-Chininian, le 2 novembre 2007


Millésime 2006


Un millésime très typé et savoureux engendré par un climat particulièrement contrasté.

L’année culturale 2006 a débuté par un automne et un hiver excessivement pluvieux (double d’une année normale), malgré la violence des averses, les réserves hydriques ont pu être reconstituées. Elles ont été bien utiles car les mois d’avril, mai et juin ont été exceptionnellement secs. Heureusement, mi-juillet et mi-août des orages sont tombés à point nommé pour permettre à la véraison puis à la maturation de se réaliser dans de bonnes conditions sur nos terroirs.
Pour ce qui concerne la température, l’hiver a été très froid ce qui s’est traduit par un retard au débourrement. Par la suite le printemps et le début de l’été ont été très chauds. Avril a connu des températures supérieures de 20 à 50 % supérieures à une année normale. Juillet a été caniculaire. Seul le mois d’août est resté proche des moyennes mais avec beaucoup de vent du nord, donc sec (comme en 2001).
La chaleur présente pendant cette période végétative a favorisé une évolution rapide de la végétation, rattrapant le retard initial et entraînant une précocité importante de la maturité. Cela a donné des baies de petite taille avec des pellicules épaisses et bien évidemment un état sanitaire parfait.

Nous avons vendangé les blancs les 29 et 30 août. Les raisins étaient très sucrés avec une belle acidité. Un équilibre prometteur qui se confirme dans les dernières dégustations.
La récolte des raisins rouge a débutée tranquillement le 11 septembre (comme en 2001) après un début de mois beau et chaud. Un épisode pluvieux (23-24/09) est intervenu au milieu des vendanges ( qui se sont terminées le 30 septembre) mais sans conséquences pour la suite des travaux. Une bonne aération des grappes dues en particuliers aux travaux en vert réalisés au printemps/été (épamprage, effeuillage…) y a pour beaucoup contribué.

Dans la cave, les espoirs que laissaient présager la dégustations des raisins sont confortés. Les vins sont riches, savoureux et bien typés, ils ne sont pas sans nous rappeler le millésime…2001.
A suivre.

 

Saint-Chinian, le 12/01/07.



Millésime 2005

 

Grand potentiel, grandes inquiétudes, jolis vins (peut-être grands ?)

Hiver, printemps et été ont été relativement secs avec un déficit hydrique conséquent (- 40% environ) comparativement à une année normale. Juin et juillet ont été excédentaires au niveau thermique, ce qui a permis de rattraper un retard de la végétation en début de saison. Cette climatologie s’est traduite par une qualité de raisins particulièrement intéressante : baies de petites taille, pellicules épaisses et une maturité phénolique (tanins et couleurs) obtenue précocement.
La récolte se présentaient donc sous les meilleurs auspices. C’est alors que pour mettre un peu de piment à ces vendanges, la météo nous gratifie d’une superbe semaine de pluies orageuses et conséquentes pendant la première semaine de septembre. Ceci nous a rappelé que les vignobles de coteaux cela présente des inconvénients, le ravinement n’est pas le moindre d’entre eux. Heureusement il y a le côté positif, les raisins ne subissent pas les conséquences des excès d’eau et ceci allié à des travaux en vert, qui favorisent une bonne aération des la végétation et des grappes, nous a permis d’aborder les vendanges plus sereinement. De plus, la qualité des pellicules, très épaisses cette année, a conféré aux grappes une grande résistance pour affronter cet épisode pluvieux.
La météo très favorable pour le reste de la période nous a grandement facilité la tâche pour cette récolte 2005, débutée pour les rouges le 19 septembre pour se terminer le 30. Un record de rapidité pour nous qui s’explique par une précocité plus importante des cépages tardifs cette année. En effet les froids intervenus en février ont retardé les cépages précoces entraînant ainsi un regroupement des maturités.

Les premières dégustations confirment les observations et les dégustations de raisins. Les vins sont colorés et concentrés avec des tanins ronds associés à une bonne fraîcheur. Il faudra bien évidemment confirmer cela par de nouvelles dégustations.

Saint-Chinian, le 22 octobre2005

Cyril

un beau millésime, équilibré et expressif

LM, une cuvée confidentielle

La quintessence de La Madura


Nous sommes heureux de vous annoncer l’arrivée du troisième millésime de la cuvée LM, le 2007.

Pour cette cuvée LM, lors des vendanges, nous poussons encore plus loin notre démarche en sillonnant chaque parcelle au fur et à mesure de l’avancement de leurs maturités afin d’y sélectionner les plus belles grappes (bien aérées avec des baies de petite taille…)

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Nos Vins sont sains

Pas de résidus de pesticides dans nos vins.
Il nous tient à cœur de réaliser dans le vignoble un travail qui intègre un maximum de paramètres liés au respect de l’environnement (vie des sols, respect de la faune auxiliaire, limitation de la mécanisation etc..) et bien entendu dans le respect de la santé du consommateur (et du producteur tant qu’à faire). Pour cela nous privilégions la prévention des maladies (prophylaxie) avec en particulier beaucoup de travaux manuels dits « en vert »* afin de limiter le développement de maladies.

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